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Les municipalités qui ont un aréna dépensent plus que les autres en loisirs

Selon les données traitées par l'Institut de la productivité et prospérité des HEC de Montréal, les municipalités de la région dépensent toutes moins que leurs semblables en matière de loisirs. Mais celles qui possèdent un aréna consacrent plus d'argent en loisirs par habitant que les autres de leur taille.

C'est le cas de Saint-Joseph, de Saint-David et de Sorel-Tracy. Celles de Saint-Robert et de Contrecœur sont propriétés privées.

Saint-Joseph consacre le plus à ce poste: 436$/habitant. Son directeur général Martin Valois rappelle que la Ville possède un aréna et une piscine extérieure accessibles gratuitement à tous, qu'ils y vivent ou pas.

Même son de cloche à Saint-David qui consacre 227$/habitant à ses loisirs, 100$ de plus que les municipalités de même taille. Sa directrice générale Sylvie Letendre confirme que les coûts de fonctionnement de l'aréna sont importants: «On défraye le salaire de l'employé qui le gère et les frais d'électricité du centre récréatif.»

Il est difficile de comparer ces données basées sur les indicateurs de richesse de 2011 à 2013, dit François Handfield, directeur général de Contrecœur. «Toutes les municipalités n'incluent pas les mêmes choses dans ce calcul. La comparaison est alors impossible», dit-il. Mais elles donnent une idée des efforts consentis par chaque milieu pour ses loisirs, admet-il.

Une carte citoyenne

En 2007, Sorel-Tracy a mis ses voisines au pied du mur: ou elles partageaient les frais de services de ses équipements de loisir (bibliothèques, piscines, aréna et curling) ou leurs citoyens n'y avaient plus accès.

La Ville ne voulait pas du concept d'utilisateur–payeur, ni d'un tarif plus important pour les non-résidents. Elle souhaitait plutôt un programme universel. Comme aujourd'hui encore.

Elle a expérimenté diverses formules participatives – selon les services offerts ou la proximité des lieux. Avec le temps, plusieurs municipalités ont adhéré. Mais jamais Saint-David.

Mais les municipalités remettent en question cette formule. Leurs maires sont à la recherche d'une formule plus souple. Moins dispendieuse surtout, confirment le préfet de la MRC, Claude Pothier et le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin.

Car elle coûte à Saint-Joseph par exemple 170 000$ par année. Et Sorel-Tracy est peu en mesure de signifier à chacune combien de leurs citoyens les fréquentent.

Ce pourquoi ils en ont appelé à un membre de la Commission municipale de leur expliquer les formules pouvant permettre un sain partage des coûts. Ils parlent d'un partage pour les équipements (supralocaux) utilisés par tous, peu importe la municipalité qu'ils habitent.

«Le programme est complexe à administrer», note M. Péloquin. Les prix varient selon la proximité des municipalités et il le sera de plus en plus avec la multiplication des familles éclatées et reconstituées, des grands-parents qui gardent leurs petits enfants, etc.

Sorel-Tracy préférerait l'universalité des services. Tout dépend du prix, note Michel Blanchard, maire de Saint-David. «On a peu d'argent pour nos rues. Et nos gens peuvent aller à Drummondville, Saint-Hyacinthe ou Nicolet. Ce serait bien de le faire ensemble, mais tout dépend des prix.»

Entretemps, conclut M. Pothier, «on s'informe sur les ententes possibles car on voudrait conclure cela avant 2016.»

Source : TC Média